Introduction : Pourquoi cette étude ?

« Comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois »

Alors quoi de mieux que de réaliser ses propres études pour avoir une vraie idée du monde de la course à pied ?

A l’heure actuelle, il n’existe pas vraiment d’études publiques et non orientées retraçant vraiment de façon fine l’état des pelotons sur les courses. Beaucoup de « On dit », quelques données ici et là sur les coureurs en général, mais souvent des données tellement globales que ça ne nous aide pas toujours à vraiment comprendre les choses en profondeur. Notamment, en ce qui concerne le « marché du running ». On a beau connaitre les parts de marché globales de chacun des équipementiers sur la vente de « chaussures de running », cela n’explique pas pour autant l’usage réel qui est fait de cette même chaussure… Qui l’a acheté ? Dans quel quel but ? Court-il vraiment avec ? Il peut tout à fait s’agir d’un achat pour porter au quotidien, pour jardiner, pour jouer au foot… Et qu’est ce qu’une « chaussure de running » ? Un produit basique à 50€ estampillé « running » par une marque est il comparable à un autre modèle à 130€ spécialement conçu pour courir ?

C’est pourtant avec de genre de biais et de raccourcis que bien des études sur le sujet sont publiées…

Intéressant d’un point de vue purement financier (« Tant que ça se vend, je suis content ! $$$ »), mais peu représentatif de la réalité du terrain et des gens qui courent pour de vrai (Si Si ! Il y a des gens qui font ça, avec un pied devant l’autre et tout, même parfois dehors sous la pluie, la neige ou le froid… les fous !)

C’est avec ce constat que j’ai décidé de réaliser mes propres études sur le terrain pour avoir une vision plus précise. En l’occurrence, cette étude concerne le Marathon de Paris (2016) et traite entre autres des points suivants :

  • Qu’est ce qu’un coureur moyen sur le Marathon de Paris ? Qu’est ce qu’un bon coureur ?
  • Temps, sexe, age, foulée… Existe-t-il des variations dans les préférences de marques et produits ? selon quels critères ?
  • Les manchons de compression, état des lieux ?
  • Quelles foulées sur marathon ? Talon ? Médio-pied ? Existe-t-il un lien entre la foulée et la marque/modèle de chaussure ? Quelle est l’influence du drop ?

Méthodologie

Pour les puristes et les éventuels lecteurs férus de statistiques…

Les données qui  vont suivre sont basées sur l’étude des coureurs peu après le passage du 40ème km, avec l’aide de moyens vidéos.

Le peloton a été divisé en 10 groupes d’allures espacés de 15 minutes (3H, 3H15, 3H30… à 5H+, en fonction du passage des « meneurs d’allures »), pour chaque groupe, 100 coureurs (150 pour « l’élite ») sont rentrés dans une base de données sur les critères suivants : Sexe, tranche d’âge estimée, pose de pied (talon ou médio-pied), marque et modèle de chaussure, port de compression…

Cela représente un échantillon total de 1050 coureurs permettant d’assurer une bonne représentativité statistique. Cet échantillon a ensuite été « redressé » sur la base du poids réel de chaque groupe d’allure par rapport au nombre total de coureurs du Marathon.

Vous me direz que tout cela est bien compliqué et ennuyeux, alors passons aux résultats concrets !

(In)égalité Hommes/Femmes

Désolé pour les féministes…

Sur le Marathon de Paris, le peloton reste encore majoritairement masculin (76%), malgré une forte progression d’année en année et une croissance du running portée par la femme, on est encore loin de la parité. On peut y voir plusieurs explications, l’une d’entre elles est la différence d’approche de la course à pied entre les 2 sexes : les hommes étant majoritairement plus portés sur le challenge et la performance, les femmes plus sur le loisir, le bien-être et la santé… A ce titre, on remarque qu’en général, plus la distance est courte, plus il y a de femmes, on se rapproche même de l’équilibre sur les 5 kms !

Cela n’explique pas tout pour autant, il existe aussi une forte part d’ordre culturel, à titre de comparaison, la proportion de femmes sur les courses aux USA/Canada est bien supérieure. On atteint par exemple les 46% de femmes sur le Marathon de Chicago… Et ailleurs en Europe ? Londres : 39%. Berlin : 26%. Barcelone : 16%. Culture latine ? Education ? « Patriarcat » ? A vous d’y voir les explications que vous souhaitez !

Les Temps – Suis je un « bon coureur » ?

« Monsieur tout le monde », le coureur « moyen » court entre 3H49 et 4H50, la moitié du peloton se situe entre ces bornes. Le temps médian est de 4H18, il est cependant plus parlant de noter la différence entre hommes et femmes, l’homme moyen vaut 4H11, contre 4H37 pour la femme moyenne.

On bascule dans le 1er quart du classement en dessous de 3H49, on ne peut plus alors vraiment parler de coureur moyen mais plutôt d’athlète entrainé… N’ayez pas honte de vos performances ! Bien des coureurs « rabat-joies » dirons que 3H49 est un « temps moyen », à tort.

Aux extrémités, on retrouve autant de coureurs en moins de 3H26 (soit 12km/h+) que de coureurs en plus de 5H22 (- de 7,9km/h), en ce sens, on peut déjà considérer la barre des 12km/h comme marqueur d’une « élite » (statistique), ce qui à son importance quand on en viendra à analyser les foulées et les chaussures utilisées…

A noter : Le Marathon de Paris est une course « populaire », de nombreux coureurs sont là par pur défi (parfois même à la suite d’une soirée arrosée entre amis ayant mal tournée… « Vas y, je te jure que je peux le faire facile sans entrainement! »…) De ce fait, le niveau moyen est bien moins bon que sur d’autres marathons et n’est pas représentatif du niveau moyen du marathonien français, retirez entre 5 et 10 minutes aux temps présentés ici pour avoir une vision plus globale…

La compression…

Encore une marge de progression…

26,4% des coureurs portent des manchons de compression aux mollets. Le marché est largement dominé par le pionnier en la matière : la marque française BV Sport (38,3%), avec 2 produits répartis équitablement (Booster Elite et Booster « Original »).

Suivent ensuite de très nombreux petits acteurs pour 26,2%. Puis Kalenji, qui réalise un score honorable avec 15%, supérieur à Compressport, marque pourtant spécialisée dans le domaine et rival majeur de BV Sport.

La compression, une affaire d’hommes et de performance ?

On observe une forte variation en fonction de l’allure. « L’élite » porte peu de manchons, préférant sans doute se concentrer sur l’entrainement et voyant celà comme un « gadget » à l’efficacité discutable. A l’inverse, près d’un coureur sur deux du groupe 3H en porte… On peut émettre l’hypothèse qu’ils soient prêts à tout pour améliorer leurs performances et casser la barrière « mythique » des 3H, donc à la recherche du moindre produit pouvant simplifier la tâche, étant déjà à la rupture du coté de l’entrainement…

Quelque soit le groupe d’allure, les femmes sont nettement moins porteuses de manchons que les hommes (17% VS 32%). L’explication majeure se situerait encore une fois dans l’approche différente de la course à pied selon les sexes… La compression étant perçue avant tout comme un objet de « performance ». Les marques n’auraient elles pas intérêt à développer une offre ou un marketing spécifiquement ciblé pour les femmes…? Couleurs, design…. collaborations « mode »… brassières anatomiquement étudiés utilisant la technologie de tissage des manchons… Grosses ficelles sexistes ou potentiel inexploité ?…

Les Chaussures : Marques, modèles…

Le marathonien a t’il peur de la nouveauté ?

Asics (très) large leader… Près d’un coureur sur trois en porte les chaussures, c’est presque autant que Adidas, Mizuno et Nike réunis… ou encore autant que les 13 autres marques qui doivent se partager les miettes restantes…

Avec 5,4%, Hoka confirme son statut de marque à la plus forte croissance sur le marché du running et a déjà rattrapée New Balance et Saucony, remarquable pour une marque globalement inconnue il y a 2 ans.

Kalenji, avec 1,7% accuse toujours un certain désamour de la part des coureurs, un chiffre à comparer avec les quelques 45% de part de marché de Décathlon en France en tant que distributeur…

De l’amorti à tout prix

Au niveau des types de chaussures portées, les modèles les plus amortissants représentent près d’un coureur sur deux et de façon plus générale près de 85% des modèles sont ce qu’on peut qualifier de chaussures « traditionnelles » (Technologie spécifique d’amorti talon, semelles assez épaisses, prix >100€…). Pas surprenant compte tenu de la distance, confort et sentiment de sécurité priment avant tout…

Cela dit, il est intéressant de constater la présence des quelques 11% de coureurs « non-consommateurs », porteurs de chaussures soit clairement inadaptées à la difficulté d’un marathon, soit très anciennes et généralement usées jusqu’à la corde.

Comme quoi, courir reste une activité accessible à tous ! Et il reste tout à fait possible de finir un marathon sans équipement ultra-sophistiqué !

En savoir plus à ce sujet... Pourquoi une telle domination d'Asics ? Hypothèse...

Faute de moyens objectifs pour comparer les chaussures et face à la largeur de l’offre, on s’en remet généralement au bouche à oreille et aux avis subjectifs de chacun « Je cours en Asics, c’est super confort et y’a du Gel pour l’amorti! C’est important l’amorti on m’a dit, vas y ! », on se dirige alors vers Asics avec qui l’on découvre alors le confort des paires de running… avant de devenir à notre tour le « conseiller » d’un autre ami se mettant à courir…! auto-entretenant ainsi ce système laissant peu de place à la nouveauté et aux autres marques… quand bien même leurs produits actuels seraient au moins aussi performants et confortables… voir tout simplement encore plus adaptés à sa propre morphologie et à sa foulée. Asics c’est bien ! Mais pourquoi d’autres marques ne pourraient pas nous convenir encore mieux ?

« Changer de marque ? Je sais pas, j’ai peur de me blesser… et je suis habitué à ça maintenant…et je suis bien dedans, pourquoi prendre ce risque ? » Encore un des nombreux cercles vicieux qui dominent le marché du running depuis des années… Malheureusement inhérents à la nature humaine et à notre part de psychologie « animale »… La sécurité (perçue) et la survie de l’espèce avant tout !

Mizuno tire encore aujourd’hui parti de ce type de réputation historique qui lui permet de se maintenir dans le top 4, Adidas et Nike profitent quand à eux de leur puissance en tant que leaders du marché du sport. (Avec un léger mieux pour Adidas depuis l’introduction de la technologie Boost qui est une vraie innovation en terme de confort perçu).

Un autre exemple pour illustrer ?

Brooks. Marque n°1 aux USA. Principalement pour des raisons de réputation historique et de distribution, les mêmes mécanismes que dans le cas d’Asics en France s’appliquent. Les coureurs américains (hormis quelques kilos en plus!) ne sont pourtant pas si différents du reste du monde… Si Asics produisaient vraiment de « meilleurs » modèles que la concurrence et si les choix des coureurs étaient vraiment rationnels et basés principalement sur les qualités produit plutôt que sur l’image de marque, comment expliquer qu’Asics ne soit pas aussi large leader sur le marché américain ?

Top 3 chaussures… Les valeurs sûres…

On ne présente plus la Asics Nimbus… dont on atteint aujourd’hui la 19ème version… Elle représenterait à elle seule entre 10 et 15% du peloton. Le trio Nimbus/Kayano/Cumulus, 3 modèles extrêmement proches dans la conception (et difficiles à différencier en vidéo… ce qui explique leur regroupement en 1 seule catégorie dans cette étude…) représente près d’un quart des coureurs.

Loin derrière, autour des 5%, suivent les modèles phares de Mizuno et Adidas, la Wave Rider et la Supernova Glide Boost, appréciés pour leur polyvalence.

Puis 15 modèles entre 3% et 1%… Brooks Glycerin et Ghost, Asics GT-2000/Pulse/DS Trainer/racer, Adidas Ultraboost/Adios/Boston, New Balance 1080, Nike Pegasus et Vomero, Mizuno Ultima/Enigma/Inspire… Tout simplement les produits les mieux distribués sur le marché et les plus connus.

Au final, 20 modèles suffisent à définir près des 3/4 des chaussures portées. Une donnée à comparer avec les centaines de références disponibles sur le marché…

Quelles variations ? Selon quels critères ?

Des différences selon les allures…

Plus le coureur est rapide, plus il court en Adidas… au détriment d’Asics…

Plus le coureur est lent, plus il court en Asics… au détriment d’Adidas…

Nike est sur-représenté chez l’élite du fait du sponsoring… et grâce aux Nike Zoom Streak… modèle ultra léger et performant porté par les tous meilleurs mondiaux…  Chez Adidas ce sont les modèles Adios et Boston qui dominent largement (90% des chaussures Adidas de l’élite !! Les Adios représentant à elles seules 33% du total de l’élite.)

1 marathonien sur 3 courant en moins de 2H45 le fait en Adidas Adios !!

…Mais aussi selon les types de personnes…

Nike, la marque des femmes… Au détriment de Mizuno…

Une affaire de look et de marketing ? C’est ce que laissent à penser les observations… Nike propose des chaussures plus fines et plus épurées alors que Mizuno à des produits plus larges, généralement avec des coutures visibles et renforts épais… bien moins esthétiques au pied. Un produit phare ? La Nike Pegasus, très largement sur-représentée chez la femme, elle se glisse même dans le top 3 des chaussures les plus portées par les femmes, là ou la Wave Rider dégringole en comparaison…

A noter… Adidas oriente aujourd’hui sa stratégie vers les femmes avec des produits et un marketing spécifiquement dédié. Si cela n’est pas visible dans les chiffres à l’heure actuelle, il sera intéressant de voir ce que cela donne à l’avenir…

Hoka, Mizuno et Asics, marques de « vieux » ? Nike et Adidas, marques de « jeunes » ?

Au delà du marketing, c’est aussi une histoire… d’amorti… Les plus agés préférant avoir un maximum de sécurité et d’amorti, alors quoi de mieux que les semelles maximalistes proposées par Hoka ?

Le cas de Mizuno est légèrement différent, on peut y voir un certain facteur de réputation historique, la marque ayant eu le vent en poupe il y a une dizaine d’année avant le développement de la mode du running et l’arrivée de la nouvelle concurrence… A cette période, bien des anciens coureurs actuels couraient déjà… De plus, on peut aussi considérer l’aspect « robuste » et massif des chaussures Mizuno comme un facteur de qualité et de sécurité aux yeux de cette génération de coureurs…

La foulée : talon ou médio-pied ?

Un indicateur insuffisant et imparfait…

Sans surprise, plus l’allure est élévée, plus la tendance est à la foulée médio-pied. Certains diront qu’en majorité « même les pros talonnent », vu qu’on ne dépasse pas le 50-50… ouvrant ainsi la porte à l’argument « Sur marathon, il est mieux de courir sur les talons! ». Vision un peu réductrice…

Le piège dans cette définition de la foulée est justement… la définition… ! Qu’est ce qu’une foulée talon ? Qu’est ce qu’une foulée médio ? La définition « habituelle » est celle du 1er point de contact avec le sol, si le talon touche en 1er -> talon, si le pied se pose à plat -> médio.

Pourtant, une foulée avec un talon qui se pose lourdement en 1er, loin du corps et avec un « angle » d’attaque très marqué est elle vraiment comparable à une autre foulée talon, légère… sous le corps, et avec un basculement très rapide du pied ?… Probablement pas… C’est pourquoi la définition utilisée ici inclut une légère part de « tolérance » sur cette base là. (ce qui sur-évaluerait de 5 à 10% les pourcentages de coureurs « médio-pied » par rapport à la définition « habituelle »)

Sur les 51% d’élites qui talonnent, la quasi totalité le fait de façon très légère… et bien différente des 85% de talonneurs du groupe 4H15+ !… Prudence…

Comme une image vaut mieux qu’un long discours, ce point est illustré plus largement dans cette vidéo !

A voir sur la chaîne youtube ! Abonnez-vous ! 😉

L’oeuf ou la poule ?

39,6% des porteurs de Saucony attaquent médio-pied, est-ce parce qu’ils portent ces chaussures ? Ou est-ce plutôt parce qu’ils courent médio qu’ils se tournent vers Saucony ?

Saucony a en effet la particularité de proposer majoritairement des chaussures légères, flexibles, à « drop » réduit…. et construites de façon à ne pas dégrader la biomécanique « naturelle » et à favoriser la foulée médio-pied… Pour autant, Brooks ou Adidas avec des produits plus traditionnels ont aussi une bonne proportion de coureurs médio-pied…. Pourquoi ?

L’influence du « drop » (et de la chaussure en général) sur la foulée est elle sur-évaluée ? On peut aussi se poser la question en regardant Hoka, ceux qui en portent talonnent plus que la moyenne des coureurs alors qu’il s’agit pourtant de chaussures à drops réduits… Observation confirmée en creusant la base de données avec le drop comme critère, il n’apparait aucun lien significatif entre drop et foulée… La réalité est plutôt que le drop en lui même est une donnée insuffisante… Il faut aussi considérer l’épaisseur de la semelle, la flexibilité, le poids, les renforts de stabilité/contrôle… (Sur ce sujet, renseignez vous sur la notion « d’indice minimaliste » proposée par La Clinique du Coureur qui semble plutôt pertinente…)

La chaussure influence… mais ne fait pas tout…

50% des porteurs de chaussures minimalistes… talonnent ! Comme les antibiotiques, la foulée médio ce n’est pas automatique ! Passer aux chaussures minimalistes ne vous empechera pas subitement de talonner comme par miracle contrairement à certaines croyances.

La chaussure ne fait PAS le coureur… Le coureur reste celui qui a le plus d’influence. Une chaussure peut aider faiblement à des adaptations mais la majeure partie du travail vient de VOUS… N’oubliez jamais cela… Ne cherchez pas de produits et de chaussures magiques, le monde réel est hélàs moins féérique…

De même, si vous vous blessez, ne rejetez pas la faute sur la chaussure en 1er… (« Ha, ces Mizuno c’est de la merde ! Achetez pas! Moi je me suis blessé avec! »)

Le 1er responsable, c’est VOUS ! (par l’intermédiaire de votre corps encore inadapté à ce que vous lui demandez de faire)

Une question d’expérience avant tout ?

La vraie raison majeure qui semble expliquer l’usage d’une foulée ou d’une autre, c’est l’EXPERIENCE. Plus le coureur est expérimenté, plus sa foulée devient « légère » et plus la probabilité qu’il talonne franchement diminue. (Et ce n’est pas seulement une question d’allure ! On peut être expérimenté et courir en plus de 4H30 avec une foulée « légère » et médio…) C’est en tout cas ce que semble montrer mes dernières observations… et ce que les chiffres ici appuient.

Brooks, Saucony et les autres marques spécialisées sont autant représentées chez les coureurs quelque soit le groupe d’allure, pourtant, la proportion de coureurs médio est bien supérieure dans ces marques là… Pourquoi ? Parce que ces marques sont achetées principalement par des coureurs plus expérimentés alors que les marques généralistes « rassurantes » car « connues » attirent plutôt les « nouveaux coureurs »…

Conclusion et résumé de l’étude

  • Le coureur moyen vaut entre 3H49 et 4H50. Les 3/4 sont des hommes.
  • 1/4 des marathoniens portent des manchons de compression. C’est une affaire d’hommes et de performance avant tout.
  • Asics = + d’1/3 des coureurs. = Adidas + Nike + Mizuno = 13 autres marques.
  • Amorti et sécurité avant tout, encore et toujours…
  • Forte influence du Marketing, des réputations, et de l’histoire sur les préférences de marques :
    • Asics = débutants
    • Adidas = bons coureurs (rapides)
    • Nike = Femmes, Jeunes = Look et image
    • Mizuno = Hommes, Vieux
    • Hoka = Vieux, Amorti
    • Brooks, Saucony… = Coureurs expérimentés = foulées médio-pied
    • Kalenji = Débutants, bas de gamme, peu rassurant
  • Courir médio-pied ou talon ? Un faux débat ! Il faut « courir léger » !
  • + vite = + médio-pied
  • + expérimenté = + médio-pied
  • Aucun lien entre drop et pose de pied.
  • La chaussure ne fait pas le coureur !

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